Le Verger du Roi Louis.

« Le Verger du roi Louis » est le nom sous lequel est connu le poème publié sous le titre Ballade des Pendus et écrit par Théodore de Banville. Ce poème fait en réalité partie de la pièce de théâtre Gringoire, comédie en un acte en prose, que Théodore de Banville publie chez Levy Frères en 1861.

Dans la scène IV de la pièce, Théodore de Banville met en scène le personnage Pierre Gringoire (inspiré du poète réel Pierre Gringore), à qui la pièce attribue le poème, que l’on fait amener devant le roi Louis XI afin qu’il lui récite sa ballade.

Ce poème dénonce les pendaisons ordonnées par le roi Louis XI, évoquant les « chapelets de pendus » du « verger du roi Louis » et les comparant à des « grappes de fruits inouïs ».

Ce poème est également un hommage à François Villon et à sa Ballade des pendus.

« Un thé au Sahara » Paul Bowles

Photo Celou Bkn ©  

« Assez près, sur une légère élévation, à l’endroit où le fleuve formait un coude brusque, se trouvait un petit bâtiment en ruine, sans toit, et si vieux qu’un arbre tordu y avait poussé entre les murs qu’il couvrait de son ombre. Port s’en approcha, et jeta un coup d’œil à l’intérieur. Il vit que les branches les plus basses étaient couvertes de centaines de chiffons, des bandes déchirées dans une étoffe jadis blanche qui flottaient dans le vent. » Paul Bowles (Un thé au Sahara)

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Balade italienne…

Photo Luigi Ghirri 

Via del Campo, il y a une jolie fille/Aux grands yeux couleur de feuille/Toute la nuit elle se tient sur le seuil/Vend la même rose à tout le monde

Via del Campo, il y a une petite fille/Avec des lèvres rosées/Des yeux aussi gris que la route/Les fleurs naissent sous ses pas

Via del Campo, il y a une pute/Aux grands yeux couleur de feuille/Si elle te plaît/Prends-la juste par la main

Et tu as l’impression de t’éloigner/Elle te regarde avec un sourire/Tu ne croyais pas que le paradis/Etait seulement là au premier étage

Via del Campo, un rêveur y va/Pour la supplier de se marier/Pour la voir monter les escaliers/Jusqu’à ce que le balcon soit fermé

Aime et ris si l’amour répond/Pleure fort s’il ne t’entend pas/Rien ne naît des diamants/Du fumier naissent les fleurs/Rien ne vient des diamants/Les fleurs naissent sur le fumier

Fabrizio De André (Via del Campo)

L’oeil du Krop sur les affiches lacérées…

« L’état du monde » Photographie Nicole Cholewka  © L’Oeil du Krop

Nikole est une fée qui aime superposer les couleurs, puis en découvrir des parties oubliées. On ne sait pas toujours ce qui se trouve en dessous,  c’est une surprise qui se révèle. L’œil du Krop est un œil d’archéologue sur le palimpseste pictural du temps : l’accumulation de feuillets déchirés…

Les faisant sortir de l’oubli pour les ramener à la lumière,  Nicole Cholewka trace  un chemin se frayant dans la mémoire des émotions, et invente ainsi l’archéologie du souvenir…

On peut retrouver Nicole sur son blog : L’oeil du Krop.eklablog.com/ 

et chez Aminus : L’oeil du Krop.aminus3.com/

« Mémoires d’Hadrien » Marguerite Yourcenar

« Mais surtout, je m’étais fait construire au coeur de cette retraite, un îlot de marbre au centre d’un bassin entouré de colonnades, une chambre secrète qu’un pont tournant, si léger que je peux d’une main le faire glisser dans ses rainures, relie à la rive, ou plutôt sépare d’elle. Je fis transporter dans ce pavillon deux ou trois statues aimées, et ce petit buste d’Auguste enfant qu’aux temps de notre amitié m’avait donné Suétone ; je m’y rendais à l’heure de la sieste pour dormir, pour rêver, pour lire. » 

                                                                                     Marguerite Yourcenar  (Mémoires d’Hadrien)

Située à 35 km de Rome, Tivoli, l’ancienne Tibur romaine, est appuyée aux contreforts des monts de la Sabine…

La Villa Adriana ou Villa d’Hadrien fut construite pour l’Empereur Hadrien à partir de l’an 118 jusqu’à sa mort en 138 après JC. C’est la plus belle demeure impériale du monde romain. Par sa taille, c’est en fait une véritable ville où l’empereur qui fut un grand bâtisseur, a multiplié les jardins, les temples, les palais, les thermes et les dépendances.

Andreï Tarkovski

« Le poète est un homme qui a l’imagination et la psychologie d’un enfant. Sa perception du monde est immédiate, quelles que soient les idées qu’il peut en avoir. Autrement dit, il ne décrit pas le monde, il le découvre. »

Le temps scellé – Andreï Tarkovski