Le chanteur aux pieds nus…

 

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Oui, mon vieil ami, je garderai le souvenir…

 

 

Alice au Pays des Merveilles…

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Alice Liddell photographiée par Lewis Carroll

Comment pourrais-je changer de livre quand je n’en possède qu’un seul… Il est ma référence, il est ma bible, il est mon obsession, mon fantasme, ma certitude, mon seul voyage, mon credo, mes points de suspension, mon aéroplane, mon terrier, mon refuge, mon paradis, mon trou noir, mon ciel de nuit, mon ciel d’été, le bout de ma rue, le bout de mon chemin, le bout du bout du bout du bout…

 

Ninì « Little girl »

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Curiosa, Amorosa, Altezzosa, Golosa, Baldanzosa, Bizzosa, Burrascosa, Capricciosa
Estrosa, Sfiziosa, Flessuosa, Fragorosa, Giocosa, Impetuosa, Irrispettosa, Luminosa
Malmostosa, Mocciosa, Nevosa, Pelosa, Radiosa, Rissosa, Sciantosa, Solforosa, Mielosa
Smorfiosa ! NINI

Photo et poème de Francesco Pagni

Curieuse, aimante, hautaine, gourmande, hardie, emportée, remuante, capricieuse,
Fantaisiste, fantasque, sinueuse, fracassante, joueuse, impétueuse, irrespectueuse, Lumineuse, insolente, neigeuse, poilue, radieuse, querelleuse, chanteuse, sulfureuse, douceur et couleur de miel, minaudière !  NINI…

Le blog de Francesco est : ici

On peut retrouver Francesco sur twitter : ici

et sa play-list ici : Francesco Pagni, peintre, sculpteur, photographe.

 

Simon Hantaï

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Sur cette photo de sa mère qui date de 1920, on voit distinctement le tablier. Simon Hantaï n’est pas encore né. La jeune Anna n’est pas encore mariée. Etrange tablier noir ou indigo, ciré, sans âge, comme une momie. Après la mort de sa mère (après 1963), Hantaï le recevra de Hongrie, il le lavera, le pliera, le sèchera, l’enroulera sur un rouleau de bois. En 1976, lors de sa grande exposition rétrospective du MNAM, il se dérobera à tout récit biographique qu’il remplacera par deux photos : celle de sa mère – avant sa naissance – et celle d’un grand tableau – avant son dépliage. Déjà, en 1960, il pliait, dépliait, dédoublait, multipliait les tissus. Il faisait revenir le temps d’avant, le tablier de la mémoire, comme présent réminiscent. « Tout de suite après l’Ecriture rose, j’ai été pris par le pli, j’ai pris le pli, le pli m’a repris ». Le pli protège la femme dans sa féminité, c’est un plimen comme dit Hélène Cixous, un hymen. Le tablier devient table, tablette, tableau, tabula.

Ce qui me reste de ma mère, dit-il. Elle repassait son tablier jusqu’à ce qu’il brille, jusqu’à ce qu’on puisse s’y voir comme dans un miroir. C’était magique. Par ses pliages, le fils voudra faire revivre cette magie.

(source Idixa)