Anna

« Rite ancestral

Sur tes mains

Îles millénaires

De mer et de terre

Habillées de corail

Où il se nichera

Encore

Le sourire outre-mer

De Riccardo

Et les sirènes chanteront

Et les poissons frétilleront

Et la vie respirera

Encore et puis encore

Anna »
Message d’amour de la vie, message d’amour-tout-court… Merveilleux billet au sens littéraire : Où le Merveilleux s’impose au quotidien, contre le chagrin, contre la cruelle réalité, le Merveilleux glisse sur les écailles des sirènes, dans leur sillage éblouissant… Merci Francesco, toujours généreux, toujours inondé de lumière…

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Rito ancestrale

Sulle tue mani

Isole millenarie

Di mare e di terra

Vestite di corallo

Dove si anniderà

Ancora

Il sorriso oltremare

Di Riccardo

E le sirene canteranno

E i pesci guizzeranno

E la vita respirerà

Ancora e poi ancora

Anna

Le sirene Vinicio Capossela

Francesco Pagni© Fotografia/Testo video Youtube

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Fernando Pessoa: L’inquiéteur, film. 1990

Lire dit-elle

35mn

Un film de Jean Lefaux réalisé en 1990. Avec : Joseph Barbouth, Jean Badin, Antoine Basler, Valérie Bousquet, Nalini Cazaux, Sylvie Flepp et la voix de Maria de Medeiros.

Pessoa, écrivain portugais du début du siècle (1888-1935), n’a jamais été publié de son vivant. Ses écrits ne sont parus que beaucoup plus tard dans les années 80 en France. Une symbiose parfaite entre texte et image nous plonge dans l’univers littéraire de Fernando Pessoa, écrivain qui signe sous des noms d’auteurs « hétéronymes » et se cache derrière les personnages qu’il crée… Plus qu’un portrait, c’est le dédoublement de ce personnage que nous propose ce film sosie.

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Lettre à François Augiéras

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Entre nous deux, ce fut comme un rendez-vous manqué… J’étais à Domme en 1972 où tu fumais des orties dans les combes profondes deux années auparavant, à Domme où tu t’isolais dans une grotte, une petite caverne où tu écrivais, où tu savais t’extraire du monde, dans le plus grand dénuement.

J’ignorais encore que tu avais été là bas, au centre du monde, à guetter des signes d’un autre univers. Domme alors, n’était qu’un petit village perché au-dessus de la Dordogne, et pas encore ce repaire touristique que l’on connait aujourd’hui… Bien plus tard j’ai su… Bien plus tard j’ai lu ton « Domme ou l’Essai d’Occupation »… et tous tes écrits, François. Dès cet instant, tu n’as cessé d’habiter mon esprit et mon cœur. Dès cet instant, toutes les coïncidences qui semblaient nous lier par delà le temps m’ont hantée pendant deux longues années. Aujourd’hui je me souviens combien tu me fascinais, et combien ton amour pour ce « pays de l’Homme » m’avait troublée, envoûtée… Combien ton écriture magique m’avait ensorcelée. Je me souviens combien j’avais goûté ta sauvagerie, ta façon de faire l’amour aux arbres, à la Vézère (que tu désignais comme « ton épouse »). Je veux me souvenir de tes toiles étranges, de tes personnages venus d’ailleurs (dont tu ne peignais jamais les pieds), de tes icônes (en souvenir du Mont Athos)… Parce que je peins aussi comme toi, à plat sur la table (comme les petits enfants) j’ai une pensée attendrie pour tout ce qui reste de ton œuvre peint, tout ce qui fait son mystère et son oubli : la plupart de tes toiles ont été perdues, certaines laissées par toi dans la nature, parce que disais-tu, une œuvre doit vivre en liberté sa vie de création, sa vie en dehors de son créateur.

La première édition de « Le Vieillard et l’Enfant » publiée sous le pseudonyme de Abdallah Chaamba, tu l’avais toi-même tapée sur des feuillets de couleur et éparpillée au petit bonheur. L’un de ces exemplaires fut adressé à André Gide qui t’écrivit une lettre admirative signée le jour même de ma naissance ! Coïncidence encore !

Tu es mort à l’âge de 46 ans, malade, dans la plus grande misère et le plus grand dénuement. Ta pierre tombale que j’ai photographiée dans le cimetière de Domme il y a quelques années, se trouve au bord d’une combe, et je ne peux m’empêcher d’imaginer que tu persistes à dévaler les falaises de Domme, en liberté, comme tu as toujours vécu.

eva (lettre à François Augiéras)

 

« Petite reine »

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« Un toréador dans l’arène

C’est ça l’amour petite reine

Un taureau dans le ventre

Et le sourire aux lèvres

Des paillettes et du sang

Joli rêve »

Gianmaria Testa, paroles de Arthur H avec des photographies de Katia Chausheva ©

 

Les Semeurs de blé…

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« Ils sont arrivés, il faisait jour

hommes et femmes sur le haut-plateau

du pas lent, silencieux, avisé

des semeurs de blé

et ils ont cherché ce qui n’y était pas

entre la décharge et la voie ferrée… »

 

 

« Les larmes, c’était le seul remède contre la haine ». Jean-Claude Izzo (Solea)