Le coquillage…

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« Tu es le coquillage d’eau et de sel, qui noie le rêve de se reposer, et laisse des larmes qu’on n’essuie pas, et qui vont à la mer… »

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Il capro…

OSVALDO LICINI Paesaggio Fantastico (Il Capro), 1927

Je suis la chèvre de Licini, celle qui regarde avec envie le sommet éloigné, la ligne de crête…

Fabienne Verdier.

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« Dans le chaos et l’obscur réside le mystère originel. Suis, toi aussi, le principe cosmique pour donner vie à ta création. Comme le Ciel, crée à partir du chaos. Suis ton intuition et débroussaille l’informe pour aller, à travers les formes, au-delà de celles-ci. Transmets l’esprit des choses et n’oublie pas que l’esprit réside aussi dans les montagnes et les plantes; elles ont une âme, et c’est le Ciel qui la leur a donnée. La forme naît de l’informe: il ne faut pas avoir peur du chaos. Prends un pot, par exemple: c’est le vide qu’il enferme qui crée le pot. Toute forme ne fait que limiter du vide pour l’arracher au chaos. »

Fabienne Verdier (Passagère du Silence)

« Inclinado en las tardes »

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« Inclinado en las tardes »

Paco Ibáñez  chante un poème de Pablo Neruda

 Photos © Tina Kazakhishvili

« Penché dans l’après-midi, je jette mes filets tristes

à cette mer qui secoue tes yeux océaniques.

Là, s’étire et brûle dans le brasier le plus élevé,

ma solitude qui me tord les bras comme un naufragé.

Je fais des marques rouges sur tes yeux absents

qui bougent comme la mer au bord d’un phare.

Et les oiseaux de nuit picorent les premières étoiles

qui scintillent comme mon âme quand je t’aime. 

Et galope la nuit sur sa jument sombre, 

éparpillant des épis d’azur sur le terrain

Tu es gardienne des ténèbres, femme distante et mienne,

De ton regard émerge parfois, la côte de l’épouvante. »

Site officiel de : Tina Kazakhishvili