Mon Noir et mon Bleu…

 

Une sphère imparfaite à main levée… un petit ballon gonflé à l’hélium… dont les vibrations et les transparences propulsent Bleu sur Blanc, à l’infini, dans l’Infini…

Et dans l’immense salle d’expo, un Soulages architectural et massif lui répond sur le mur opposé… des aplats au brou-de-noix, parfois noirs, et soudain bruns transparents, ponctués de reliefs insoupçonnés qui se révèlent à l’examen proche… comme une intimité partagée en secret… 

…et mon Bleu vibre et s’élance, et mon Noir immobile s’arc-boute immuable…

Deux chefs-d’oeuvre de la Fondation Maeght :  Ida (1983, 200x202cm) Acrylique sur toile de Gérard Gasiorowski

Peinture (1971, 230x162cm) Brou de noix, liant acrylo-vinylique sur toile / Pierre Soulages

  

Autoportrait.

Baléares 634

Je n’ai pas d’arbres, je n’ai pas de chien…
Non, rien ne me retient !
Je suis une fille de l’air, de ces plantes tropicales sans racines…
Je ne tiens pas à la terre, ni à la mer, je ne tiens à rien
Je suis de nulle part, sans boussole, sans ancrage…
Je suis sans âge…
Un jour, ils viendront me chercher,
Ils m’emmèneront sur un faisceau lumineux,
Ou dans un vaisseau fantôme,
Et je repartirai sur la planète d’où je suis tombée,
Un jour, un jour… ou une nuit…
Ça ne fera pas de bruit… juste un petit souffle, à peine, à peine !..
Et je serai bien…
J’emporterai en souriant, tous vos visages, vos sourires, vos regards,
Et la voix qui chante au fond de moi…
eva, 3 mai 2010 ©

(photo Musée d’Art Contemporain Espagnol, Palma de Majorque)

Elle…

 

Elle,

Palpitait comme une aile,

Et ses voiles légers tournoyaient autour d’elle,

Comme des oiseaux, ses pieds s’envolaient,

Légers, légers, posant à peine,

Effleurant le sol, séduisant la poussière,

Voletant dans la lumière,

Lui,

Contemplait fasciné l’esprit même de la Danse,

Médusé, buvait des yeux cette flamme mouvante,

Envoûté, étourdi de surprise et tétanisé de plaisir,

Rivé au Désir…

(texte et photos eva © )

 

Danseuse dite Loïe Fuller, bronze brut de fonte

Raymond Duchamp-Villon

(1876-1918)

Musée des Beaux Arts de Rouen

Simon Hantaï

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Sur cette photo de sa mère qui date de 1920, on voit distinctement le tablier. Simon Hantaï n’est pas encore né. La jeune Anna n’est pas encore mariée. Etrange tablier noir ou indigo, ciré, sans âge, comme une momie. Après la mort de sa mère (après 1963), Hantaï le recevra de Hongrie, il le lavera, le pliera, le sèchera, l’enroulera sur un rouleau de bois. En 1976, lors de sa grande exposition rétrospective du MNAM, il se dérobera à tout récit biographique qu’il remplacera par deux photos : celle de sa mère – avant sa naissance – et celle d’un grand tableau – avant son dépliage. Déjà, en 1960, il pliait, dépliait, dédoublait, multipliait les tissus. Il faisait revenir le temps d’avant, le tablier de la mémoire, comme présent réminiscent. « Tout de suite après l’Ecriture rose, j’ai été pris par le pli, j’ai pris le pli, le pli m’a repris ». Le pli protège la femme dans sa féminité, c’est un plimen comme dit Hélène Cixous, un hymen. Le tablier devient table, tablette, tableau, tabula.

Ce qui me reste de ma mère, dit-il. Elle repassait son tablier jusqu’à ce qu’il brille, jusqu’à ce qu’on puisse s’y voir comme dans un miroir. C’était magique. Par ses pliages, le fils voudra faire revivre cette magie.

(source Idixa)

 

Edward Hopper et Jo.

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Two comedians 
1965 Huile sur toile. 73,7 x 101,6
C’est la dernière toile de Hopper. Elle représente les adieux à la scène de deux artistes : Edward et Joséphine Hopper.
Le mariage tardif entre les deux artistes marquera le début d’une relation aussi tumultueuse que passionnée, qui aura conduit, si ce n’est à l’avènement de la carrière d’Hopper, à la perte totale du statut d’artiste de Josephine. Bien souvent limitée au simple rôle de « muse », Jo a sacrifié bien plus que quelques heures de son temps pour lui servir de modèle. À commencer par son propre style plastique…
source

 

On s’aimera…

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Picasso

Léo Ferré, chante, avec Frida Khalo, Robert Doisneau, Francesco Hayez, Edouard Boubat, Egon Schiele, Imogen Cunningham, Marc Chagall, Pablo Picasso, William Waterhouse, Francis Picabia, Klimt, Magritte, Fragonard, Toulouse-Lautrec, Patrick Salamone, Edvard Munch, Antoine Molinero, Charles West Cope, et Antonio Canova…

 

« El suspiro del moro » Francisco Pradilla

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Alhama eut une grande importance au bas Moyen-Age, lorsque la ville était une place forte du royaume nasride de Grenade. Sa prise par les chrétiens le 28 février 1482, en représailles à la prise de Zahara de la Sierra, contée dans la célèbre romance de « La pérdida de Alhama », marqua le début de la guerre de Grenade, dernier acte de la Reconquista. Alhama eut à connaître plusieurs tentatives de reconquête maures sans succès.

Le séisme du 25 décembre 1884 détruisit une bonne partie de la ville.

Toulouse-Lautrec.

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Un artiste visionnaire à la liberté farouche, maître de l’autodérision, qui croqua avec une tendre compassion ouvrières et filles aux mœurs légères, pour mieux dévoiler, derrière les fêtes tourbillonnantes et les paillettes, l’immense solitude de la condition humaine…

 

 

Le poète Minotaure…

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Nel labirinto

Di una folata di bianco

Io poeta clandestino

Mi sorprendo a inseguire

Una cometa di carbone

Bagliori d’erbe amare

Gomitoli di nebbia

Inezie di vento

Criptiche emozioni

S’involano irrequiete

Tra silenzi di catrame

E gridi di rosso.  

Poème et peinture de  Francesco Pagni

(Dans le labyrinthe d’une rafale de Blanc / Moi, poète clandestin

Je me surprends à poursuivre / Une comète de charbon

Lueurs d’herbe amère / Pelotes de brouillard / Bagatelles de vent

Emotions cryptiques / S’élancent sans cesse

Entre silences de goudron / Et cris de Rouge)